TS1 – Philosophie – Lycée Victor Hugo Poitiers

Bienvenue sur le blog philosophie de la classe de TS1 du lycée Victor Hugo Poitiers

 

La liberté 31 mai, 2009

Classé dans : Non classé — ts1el @ 13:16

La liberté est définie comme : l’état, la situation d’une personne qui n’est pas sous la dépendance absolue de quelqu’un. Dans un sens plus large, la liberté se définit comme l’état de ce qui ne subit pas de contrainte, soit, la capacité d’une personne, d’un groupe à ne pas être dominé par un autre.

Cependant, la liberté possède un autre sens, plus politique, c’est « le pouvoir d’agir, au sein d’une société organisée, selon sa propre détermination dans la limite de règles définies ». La liberté est donc à différencier de la licence (absence totale de contrainte, sans rapport avec autrui). La liberté est propre à l’individu mais se définit au sein d’une société, en prenant en compte les autres et la loi. Le petit Robert définit ainsi la liberté politique comme le « droit, pour le peuple, les citoyens, de se donner des lois directement ou par le choix de représentants ». La liberté ainsi énoncée se nomme aussi l’autonomie.

On retrouve donc un paradoxe dans l’idée de liberté : elle est à la fois l’absence de contrainte et la participation à la décision collective.

 

 

La religion 30 mai, 2009

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 10:41

—> Peut-on définir LA religion ?

Voici la définition du petit Larousse :

  1. Ensemble de croyances et de dogmes définissant le rapport de l’homme avec le sacré.
  2. Ensemble de rites et de pratiques propres à chacune de ces croyances.

—> Pour aller plus loin :

    Le philosophe latin Cicéron donnait une double étymologie à la religion : elle viendrait à la fois de relegere, rassembler, et de religare, rattacher. Ainsi, la religion rassemble les hommes en les rattachant ensemble à des puissances surnaturelles qu’ils doivent vénérer : c’est le sentiment du sacré, mélange de crainte et de respect pour des forces qui nous dépassent.

—> Peut-on distinguer plusieurs sortes de religions ?

    Comte voyait dans le fétichisme la religion la plus primitive. La croyance fétichiste confère aux objets des qualités magiques : ainsi, c’est parce qu’une force surnaturelle l’habite que l’arme est mortelle. On parlera alors de magico-religieux : le rite vise à se concilier les grâces de puissances supérieures potentiellement menaçantes.

    Selon Comte, le stade suivant est celui du polythéisme : ce ne sont plus les objets qui sont vénérés, mais des êtres divins représentés de manière anthropomorphique. Au rite religieux avenir d’une illusion » mais aussi de Marxest alors associé l’élément du mythe comme récit des origines : le mythe n’est pas qu’un récit imaginaire, c’est un modèle qui sert à expliquer le réel et à le comprendre en racontant sa genèse.

    Le dernier stade de la religion, nous dit Comte, est le monothéisme.

 

 

 

 

 

—> Problèmes et sujets :

L’homme pourrait-il être défini comme un « animal religieux » au même titre qu’un « animal raisonnable » ?

La religion est-elle une illusion (thèse de Freud dans son livre « L’

et de Nietzsche qui assimilent la religion à une illusion aliénante) ?

Quel avenir pour la religion ? La science va t-elle faire disparaître la religion ?

A quoi sert la religion ? La religion est-elle « l’opium du peuple » (Marx) ?

Est-ce parce qu’ils sont ignorants que les hommes ont des croyances ? (p.486 de notre livre)

 

Pour finir, voici les réponses de quelques philosophes à la fameuse question « Dieu existe t-il ? « 

 

Aristote

Aristote décrit un «premier moteur», un être divin qui mit l’Univers en mouvement. Il pensait que l’existence d’un tel être était indispensable pour pouvoir expliquer tous les mouvements du monde naturel.

 

Thomas d’Aquin

Saint Thomas d’Aquin insiste sur le fait que l’existence de Dieu peut être établie aussi bien par la foi que par la raison. Pour lui, tout doit avoir une cause et la cause ultime de toute chose doit être Dieu.

 

Descartes

Pour Descartes, il y a de nombreuses preuves de l’existence de Dieu. L’une des plus connues est l’argument ontologique selon lequel un être parfait doit forcément exister puisqu’un des attributs de la perfection est l’existence.

 

Berkeley

Berkeley affirme que nos idées doivent avoir une cause et, comme il refuse l’existence de la matière, cette cause doit être de nature spirituelle. En partant de la beauté, de l’ordre et de l’harmonie de ses idées il conclut que la cause de ses idées doit être sage et puissante au-delà de toute compréhension, et que c’est Dieu.

 

Kant

Kant pense qu’il ne peut y avoir de preuve logique de l’existence de Dieu. Nous devons accepter Dieu en tant que «postulat pratique». Pour pouvoir vivre notre vie, nous devons supposer que Dieu existe.

 

Kierkegaard

Kierkegaard est contre toute tentative pour prouver l’existence de Dieu. Pour lui, le véritable christianisme est centré sur la foi et toute recherche de preuve ne fait qu’ébranler la foi.

 

Russell

Russell se décrit parfois comme athée — c’est-à-dire qu’il rejette l’existence de Dieu —, parfois comme agnostique — acceptant la possibilité de l’existence de Dieu. Il pense cependant, la possibilité de l’existence de Dieu étant si infime, que ce n’est pas la peine d’en tenir compte. Il est fortement opposé à toute religion organisée. Il décrit le christianisme comme «une maladie née de la peur et une source de malheur sans pareille pour la race humaine».

 

Einstein

Les travaux d’Einstein l’amenèrent à se demander ce qui pouvait bien se cacher derrière la nature de l’Univers. Selon lui, «Le sentiment religieux du scientifique prend la forme d’une stupéfaction profonde devant l’harmonie des lois de la nature qui révèlent une intelligence d’une telle supériorité qu’en comparaison, toutes les pensées et actions systématiques des êtres humains sont une réflexion tout à fait négligeable».

 

Schlick

Schlick et le positivisme logique pensent qu’il est inutile de poser cette question car elle est dénudée de sens. D’après eux, vu qu’il est inconcevable de pouvoir vérifier ou nier l’existence de Dieu par quelque moyen que ce soit, la question de son existence est totalement futile.

 

Sartre

Sartre est athée. Il pense que l’existence de Dieu est incompatible avec la liberté de l’homme. Pour lui, si Dieu existait, il aurait créé des êtres humains dotés d’une «essence», ce qui, de toute évidence, n’est pas le cas. D’où sa philosophie centrée sur la maxime «l’existence précède l’essence».


 

 

 

22 mai, 2009

Classé dans : Non classé — ts1el @ 23:50

L’esprit

L’esprit est une réalité pensante active . Il forme une partie du réel « ce qui pense » en opposition à la matière :  » ce qui est pensé ».

Etymologie : esprit vient du latin spiritus  » le souffle » , puis  » le souffle vital  » et »l’âme » . Le souffle c’est donc à la fois une matière très subtil , mais aussi ce qui souffle sur la matière et la met en mouvement.

Problèmes :

Comment l’esprit peut-il agir sur le corps? comment l’âme immatérielle peut-elle mouvoir le corps qui est matériel?

Matière et esprit s’opposent-ils vraiment ?

Peut-on réduire la matière à l’esprit , l’esprit à la matière ?

 

Des philosophies différentes: entre matérialisme et spiritualisme. Le matérialisme pour qui tout est matière, même l’esprit; et le spiritualisme, pour qui la matière n’a pas d’existence réelle, seul l’esprit en a.

Lucrèce , De la nature , » L’âme est formée de molécules imperceptibles »; »Je dis que l’âme , dans laquelle résident le principe et la règle de nos actions, n’est pas moins une partie de notre corps , que les mains, les pieds et les yeux . »

Pour Descartes l’âme et le corps sont deux substances bien distinctes ( dualisme cartésien ) mais pourtant liées.Et à partir de cela , il émet une hypothèse et loge l’âme dans la glande pinéale, partie du cerveau qui réaliserait l’union de l’âme et du corps.Mais Descartes pose un autre problème , l’esprit apparait plus certain que la matière , je peux douter de tout mais je ne peux pas douter de l’existence de ma pensée qui est la condition même de douter.  » je pense donc je suis » ( cogito cartésien)

Berkeley affirme que seul l’esprit existe. Selon lui , les choses ne sont que des combinaisons de sensations ou d’idées. Les objets que nous percevons ne sont rien d’autres que les images que nous en avons.  » Être , c’est être perçu ». Ce qui existe ,c’est ce qui est perçu par moi.

L’esprit est d’un autre ordre que la matière et situe l’homme en une autre dimension d’être.

 

 

 

La vérité 21 mai, 2009

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 17:21

Approcher le problème de la vérité suppose en premier lieu de briser l’identification entre vérité et réalité. Nous avons tendance à juger que ce qui est vrai est ce qui est réel. Lorsque j’affirme que quelque chose est réel, je ne fais rien d’autre que reconnaître son existence. La distinction de la vérité et de la réalité se dévoile: en effet, nous pouvons avoir en notre esprit des représentations qui ne sont qu’imaginaires donc fausses car ne renvoyant à rien d’existant en dehors d’elles, et qui pourtant ont une certaine réalité en tant qu’elles sont bien des choses dans notre esprit.

 

Mais, il existe plusieurs types de vérité :

-                          la vérité métaphysique (ou dogmatique): Platon distingue le monde sensible, monde de l’apparence, de l’illusion et le monde des Idées intelligibles, monde de la vérité. Les choses sensibles ne sont que des copies très imparfaites des Idées et en ce sens possèdent un degré moindre d’être, de réalité. La vérité est érigée en réalité.

-                          La vérité-forme : Pour Kant, la connaissance est relative au sujet connaissant. Elle consiste en l’application de formes a priori au divers de la sensation qui permet de structurer celui-ci, de l’organiser, d’en faire une expérience. Cette conception ne conduit aucunement au subjectivisme car les formes de la connaissance sont universelles.

-                          La vérité scientifique : La science, bien que dépendante des faits, n’est pas une pure et simple description de la réalité. Les hypothèses scientifiques sont des anticipations, des interprétations qui précèdent l’expérience. De plus, la science ne vise pas l’essence des choses, mais leurs rapports mutuels (les lois de la nature). La science est un construit. Elle échappe à la fois à l’idéalisme et au réalisme (elle n’est ni dialogue de l’esprit avec lui-même, ni copie de la réalité)

-                          La vérité-utilité : Pour Nietzsche, la vérité telle qu’on l’entend habituellement est avant tout une valeur ; elle répond à des nécessités vitales (et en ce sens il est possible qu’elle repose sur des erreurs). En ce sens, ce n’est parce qu’une chose est vraie qu’elle est par la suite utile aux hommes mais au contraire parce qu’elle est utile qu’on la dit vraie. Dans la pensée pragmatiste de James, la vérité est le résultat d’actions et se distingue par son caractère utile, avantageux dans les différents domaines de l’expérience.

 

La vérité et l’existence : Jaspers affirme que la vérité est l’autorévélation de l’existence singulière. Quant à la communication, elle nous permet de dépasser notre singularité en nous dévoilant la vérité d’autres existences. Pour Heidegger, la vérité est aletheia, dévoilement de l’Être, celui-ci n’étant jamais définitif en ce qu’il s’accompagne toujours d’un voilement, d’un retrait.

 

 

19 mai, 2009

Classé dans : Non classé — ts1el @ 19:14

L’inconscient : domaine de la pensée qui échappe à la conscience.

Nous avons eu de nombreux cours sur Freud et sa théorie de l’inconscient. Je me suis dit que rien ne servait d’y revenir, j’ai donc préféré faire des recherches sur les précurseurs de Freud. Si vous voulez de plus amples renseignements sur la psychanalyse et la théorie de Freud, vous pouvez aller voir sur le site suivant : http://philonnet.free.fr/INCONS~1.htm

Le terme « inconscient »  a tout d’abord été employé par les romantiques : l’inconscient est pour eux le fondement de la vie humaine en ce sens qu’il dévoile l’union de l’esprit et de la nature, une force qui dirige tout l’univers et se différencie donc de la conscience humaine.

Leibnitz dissocie la pensée et la conscience (contrairement à Descartes qui estiment qu’elles sont étroitement mêlées) en affirmant que bien que nous pensions toujours, nous ne sommes pas toujours conscients de ce que nous pensons. Comment puis-je penser, avoir des perceptions sans m’en rendre compte ? Leibnitz développe alors 2 thèses :
Raison 1 : Je suis tellement habitué à certaines perceptions que je ne m’en rend plus compte et les ignore. Comme nous sommes assailli par de nombreuses perceptions, nous faisons constamment un tri parmi toutes celles-ci.
Raison 2 : Certaines perceptions sont trop faibles pour remonter à la conscience. Les perceptions les plus importantes prennent le pas sur celles-ci.

Schopenhauer
quant à lui identifie l’inconscient à l’action chez l’homme de l’instinct sexuel et de l’instinct de conservation. L’inconscient est une volonté aveugle, non maîtrisée.

On peut enfin citer Nietzsche pour qui la conscience n’est que l’effet de la lutte inconsciente des multiples instincts ou pulsions qui habitent le corps de l’homme. La pensée est « quelque chose » qui pense en moi et non un « je » (contrairement à Descartes, il pense que la conscience n’est pas une réalité substantielle)

Freud est le père de la psychanalyse. Il estime que la place de la mémoire est extremement importante et l’idée d’une tension entre une force consciente et une force inconsciente pour refouler certains souvenirs pose les bases de la théorie du conscient, du préconscient et de l’inconscient.

 

 

cours du vendredi 20 mars 24 mars, 2009

Classé dans : Cours — ts1el @ 23:49

Nous reprenons le cours de philosophie sur l’art, avec la question de mercredi :

Qu’est-ce qui distingue une oeuvre d’art d’un objet quelconque ?

       On insiste sur la notion d’objet « quelconque« . En employant ce terme, le sujet dénigre à priori l’objet technique. Le terme fait ressortir les préjugés qui rendent égaux l’objet technique et l’objet banal, quelconque, c’est-à-dire sans valeur propre. A l’inverse, l’oeuvre d’art est mise en avant, juchée sur un piédestal.
      Une production de la Nature est un objet, et non une oeuvre d’art. Mais comme toutes les productions de la Nature sont différentes, elles ne sont pas non plus des objets quelconques. Des artistes « jouent » et créent des oeuvres d’art à partir de la nature, notamment des installations, très souvent dans la nature. Ce sont les artistes du Land Art. (Quelques images par-ci par-là : *; Andy Goldsworthy*  Et quelques artistes : Jim Denevan* ; Jean-Paul Ganem* ; Michel Davo* )
Le prof nous parle aussi d’une artiste poitevine qui travaille avec du bois flotté qu’elle peint et dont elle agence les morceaux pour créer ses oeuvres, et également d’un artiste américain qui fait des tas de pierres.

     Qu’est-ce qu’un objet ? Ici, une chose, ce qui est jeté devant. L’objet quelconque peut être un objet créé en série, mais un objet fabriqué n’est pas obligatoirement un objet quelconque : il peut avoir été fabriqué de manière artisanale, et c’est alors sa fabrication qui lui donne sa valeur, ou il peut avoir pour la personne qui le possède une valeur particulière, suite à son histoire…  

L’ART (réponse à Ariane qui demandait mercredi une définition de l’art) :
L’art est à l’origine appelé par les Grecs tecnh (technè), la technique. Ce terme renvoie d’un côté à l’artiste, de l’autre à l’artisan.
technè : – l’art en tant que métier, profession
                 – l’ensemble des règles et préceptes qui régissent un art
                 - le talent, l’habileté
                 – le moyen en vue d’une fin

Les Romains appellent l’art ars.
ars = tecnh
L’art et la technique. L’Histoire de l’Occident a amené les deux notions à se séparer. (Léonard de Vinci, quant à lui, les mariait : il était artiste et ingénieur à la fois.)
Mettre l’art au-dessus de tout est une position moderne. Pour les Grecs, l’art est un travail : c’est une activité de production, de transformation de la Nature. Ils plaçaient la philosophie en haut de l’échelle sociale, alors qu’aujourd’hui, on y place l’art.

      La notion de Beaux-Arts apparaît au XVIII°s, comme le terme esthétique, introduit dans la première partie du siècle par un philosophe allemand, Baumgarten. esthétique vient du grec aisqhtikh (aisthètikè), qui signifie sensation, perception. Le terme désigne la science du Beau, théorie de l’Art, du Beau sensible, qui permet de distinguer le beau du laid.
      On aurait tendance à dire : « à chacun sa vérité, à chacun son esthétique », mais l’existence d’un Beau en soi, d’un Beau universel, est défendue par Platon ainsi que par Kant. Celui-ci fait une distinction entre la beauté adhérente (à la fois belle et utile) et la beauté libre (simplement belle). (texte*)
Léa : A travers le design, des artistes créent et recréent des objets du quotidien et en font des oeuvres d’art. Les objets créés sont à la fois beaux et utiles.
 
Peut-être y a-t-il dans tout art une utilité.
      Si l’on définissait une oeuvre d’art comme quelque chose qui vise absolument le beau, et pas l’utile, le design ne pourrait être considéré comme un art. Pourtant au Centre Pompidou sont exposées des chaises, des tables, créations de designers. C’est donc que le design est considéré comme un art.
Marc se demande comment l’on peut savoir si une oeuvre d’art est réellement utile.
 
      Pour Clovis, une oeuvre d’art est avant tout un objet, et c’est l’intérêt que les gens lui portent qui la transforme en oeuvre d’art. Marc renchérit : Ce qui fait la renommée d’un artiste, c’est que les gens aillent voir ses oeuvres. Sans public, l’artiste n’en est plus un. Ce serait la même chose pour l’oeuvre.

 

Dans de nombreux sujets de dissertation on est amené à faire la distinction entre le Bien, le Bon, le Beau et le Vrai.
par exemple : Peut-on expliquer (vrai) une oeuvre d’art (beau) ?

      Prenons le tableau L’Origine du Monde, de Courbet. Comment articuler le Beau de ce tableau et le Bien (qui se réfère à la morale chrétienne) ? On peut poser la même question à propos du moulage Femme piquée par un serpent, d’Auguste Clésinger (image), puisque la femme représentée semble se tordre de plaisir plus que de douleur. Les deux oeuvres renvoient au Bon, à travers le plaisir. Le Beau est souvent confondu avec le Bon, et les tableaux les plus scandaleux jouent là-dessus.
      Le Beau s’oppose au Laid, le Bien au Mal, le Bon au Mauvais. Il y a du plaisir dans le Bon, mais y en a-t-il aussi dans le Bien, malgré la question du devoir ? Y en a-t-il encore dans le Beau ?

 

Nous avons lu et brièvement commenté trois textes.

Le premier était un extrait de L’Introduction à la Psychanalyse, de Freud.
   – les désirs sont souvent bloqués par la Réalité. Alors, les hommes fantasment : c’est la fantaisie/phantaisie qui leur permet de réaliser leurs désirs, ou bien provoque le développement d’une névrose (ils prennent leurs fantasmes pour la Réalité). Dans d’autres cas, la fantaisie permet à l’Art de se développer : les hommes transforment leurs fantasmes en oeuvres d’art et peuvent ensuite retourner à la Réalité.
   - universalité des Désirs : les spectateurs, en voyant les oeuvres d’art, retrouvent la jouissance des fantasmes transformés.

Le deuxième texte : Bourdieu, extrait de La distinction :
   - voir cours précédent : notions de culture dominante/cultures dominées

Le troisième texte : Kant, extrait de Critique de la faculté de juger :
   - le jugement esthétique est un jugement interne
   – le Bon est lié à l’existence de l’objet, alors que le Beau en est indépendant : la satisfaction existe, même sans la présence de l’objet.

 

Nina. 

 

 

cours du mercredi 18 mars

Classé dans : Non classé — ts1el @ 23:38

(Ariane)

 

 

Devoir surveillé de philosophie – 13 février 2009 14 février, 2009

Classé dans : Devoirs — ts1vh @ 15:00

SUJET 1 : Le travail rend-il riche ?

SUJET 2 : L’hypothèse de l’inconscient est-elle immorale ?

SUJET 3

Expliquez le texte suivant :

De tout temps on a voulu « améliorer » les hommes : c’est cela, avant tout, qui s’est appelé morale. Mais sous ce même mot « morale » se cachent les tendances les plus différentes. La domestication de la bête humaine, tout aussi bien que l’élevage d’une espèce d’hommes déterminée, est une « amélioration » : ces termes zoologiques expriment seuls des réalités, — mais ce sont là des réalités dont l’ « améliorateur » type, le prêtre, ne sait rien en effet, — dont il ne veut rien savoir… Appeler « amélioration » la domestication d’un animal, c’est là, pour notre oreille, presque une plaisanterie. Qui sait ce qui arrive dans les ménageries, mais je doute bien que la bête y soit « améliorée ». On l’affaiblit, on la rend moins dangereuse, par le sentiment dépressif de la crainte, par la douleur et les blessures on en fait la bête malade. — Il n’en est pas autrement de l’homme apprivoisé que le prêtre a rendu « meilleur ». Dans les premiers temps du Moyen-Âge, où l’Église était avant tout une ménagerie, on faisait partout la chasse aux beaux exemplaires de la « bête blonde », — on « améliorait » par exemple les nobles Germains. Mais quel était après cela l’aspect d’un de ces Germains rendu « meilleur » et attiré dans un couvent ? Il avait l’air d’une caricature de l’homme, d’un avorton : on en avait fait un « pécheur », il était en cage, on l’avait enfermé au milieu des idées les plus épouvantables… Couché là, malade, misérable, il s’en voulait maintenant à lui-même ; il était plein de haine contre les instincts de vie, plein de méfiance envers tout ce qui était encore fort et heureux. En un mot, il était « chrétien »… Pour parler physiologiquement : dans la lutte avec la bête, rendre malade est peut-être le seul moyen d’affaiblir. C’est ce que l’Eglise a compris : elle a perverti l’homme, elle l’a affaibli, — mais elle a revendiqué l’avantage de l’avoir rendu « meilleur ».

NIETZSCHE, le crépuscule des Idoles

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. II faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

 

 

Cours du 28 janvier 2009 : Travailler rend-il libre ? 29 janvier, 2009

Classé dans : Cours — ts1el @ 17:35

Nous étions au matin du 28 janvier 2009 en cours de philosophie et bien que le cours ai précédé 4H de devoir de mathématiques, tout le monde était à peu près concentré.

La thématique du jour portait sur le sens du mot « Travail » dans notre société.

Il faut tout d’abord distinguer « le travail » à « l’emploi »(ou salariat).

« Le travail n’est pas le simple fait d’être employé, c’est un acte qui se passe entre l’Homme et la Nature. » (Marx)

Texte
Le travail n’est pas s’il ne produit rien de concret.

Faudrait-il donc penser que le secteur tertiaire n’est pas un secteur où les gens travaillent ? (Marc)

Celui qui produit, travaille. Au niveau du tertiaire, c’est un « travail de groupe ».

Travail : Activité de production, de transformation de la nature, de l’entourage.

L’Homme a certains besoins qu’il ne satisfait pas en cueillant, en pêchant, ou en chassant.

Influence sur la nature ?

Le Travail permet de créer des biens pour satisfaire les besoins. C’est aussi mettre une finalité dans le monde : un projet = une fin. L’Homme en transformant son milieu se transforme lui-même.

Un professeur transforme son milieu lui aussi, donc il travaille ? (Alice)

Pour Marx, l’histoire avance car les façons de produire avancent.          Hegel considère que se sont les idées qui avancent, qui ont une influence sur la politique, qui a une influence sur la société, qui a une influence sur l’économie.

Marx considère les choses à l’inverse :

Cf. Texte

Pyramide Marx

Les choses ne pourraient-elles pas justement être présentées comme un cercle vicieux au lieu d’une pyramide ? (Jean)

La philosophie de demain dépend de l’économie d’aujourd’hui.

« Les idées mènent le monde. » (Hegel)

Prenons l’exemple d’un maçon, pour travailler, il a besoin du plan de l’architecte et des conseils de l’ingénieur, alors il n’est pas le seul à travailler ? (Clémence)

Pour Aristote :

  1. Comptemplation ==> Philosophie.
  2. Science.
  3. Pratique (Praxis) > Agir : politique et morale.
  4. Fabrication (Poiésis) > Travail : activité des esclaves.

==> La travail est, à l’origine, quelque chose de très pénible.

Une torture. (Sakina)

Tripulium en latin c’est l’appareil à ferrer les boeufs.

D’après des économistes, si tout le monde « travaillerait », l’homme ne travaillerait que 2H/jour. Si tout le monde était dans la production, on aurait le temps de faire autre chose.

Un professeur, un patron, ne « travaille » pas vraiment mais est tout aussi important ? (Marc)

A-t-on vraiment besoin d’un chef ?

Peut-être font-ils croire qu’ils travaillent ? Dans notre société, il est dit que ceux qui travaillent plus, gagnent plus.

La machine remplace-t-elle le travail de l’Homme ? (Clovis)

Il n’y a que l’Homme qui travaille. Une machine, c’est du travail accumulé. La machine multiplie mais ne créer aucune valeur. Elle s’amortit. Si seulement ceux qui produisent travaillent, tout le monde se sert sur la valeur produite. A partir du moment où l’objet de travail est réalisé de A à Z, le travail n’est pas aliéné. Lorsque un ouvrier travaille, il produit une certaine valeur. Une partie de cette valeur sera son salaire. L’autre majeure partie sera le plus-value qui est reversée.

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Faut-il rendre tout le monde égalitaire face aux salaires ?

Non, il ne faut pas croire que « Egalité » rime avec « Liberté » au contraire, l’histoire nous prouve qu’il a existé des dizaines de régimes communistes sur la planète qui ont fini par devenir autoritaires. (Marc)                L’Egalité inhibe le désir donc supprime les libertés. (Jean)

Aujourd’hui personne n’est libre de choisir, on est tous placé dans une petite case.

On peut très bien s’épanouir dans le travail, et si le travail que l’on réalise ne nous plaît pas, on peut toujours changer d’emploi. (Léa)        Aujourd’hui, il est vrai qu’il est très difficile de changer d’emploi. (Sakina)   A part pour les professions libérales. (Clémence)

Donc c’est possible, mais pour une infime partie de la société.

Au niveau de la dépendance, je pense que l’égalité des salaires rendrait tout le monde dépendant du système. (Marc)

Au Contraire, c’est une idée à admettre, voilà tout. Par exemple, au niveau du lycée, dans nos tête, on est dans un système hiérarchique. Les décisions au Conseil d’Administration ne sont pas décidées par les 1200 élèves du lycée mais seulement par 4 d’entre eux. Les lois qui sont conventionnelles ne sont surtout pas arbitraires. L’exemple de la sécurité routière nous le montre bien. Aujourd’hui, la moitié des panneaux de signalisations ne servent strictement à rien. Je pense qu’à un niveau national, il serait tout à fait possible d’appliquer un principe l’Egalité.

Seulement, parmi ces 1200 élèves, une grande partie se fiche complétement des décisions du Conseil. (Ariane)
A petite échelle, le phénomène d’égalité ne poserait pas trop de soucis, mais plus l’échelle des individus est grande plus ce système devient complexe est instable. (Marc)                                                 Aujourd’hui, il y trop de pouvoir pour concevoir l’Egalité. (Sakina)

Faudrait-il tout faire par référendum ?

Ce n’est pas la meilleure solution. Il a été parfois bon que certaines décisions soient prises par ceux qui gouvernent plutôt que par le peuple. A l’époque où la peine de mort a été abolit, la population aurait été « pour » si on lui avait donné la possibilité de décider. Il y a un juste milieu à atteindre. (Marc)

Quelles libertés compares-tu à l’Egalité ?

La liberté de penser. (Marc)

Finalement, n’a-t-on pas tous les mêmes besoins ?

Mais pas les mêmes envies. Prenez la « Cigale & la Fourmi ». (Marc)

Notre société n’est pas une société de manque. Nous sommes l’un des pays les plus riches du monde. Nous pourrions vivre dans l’abondance.

D’autre part, « on devrait se réaliser soi-même dans le travail ». Pourtant peu d’hommes se reconnaissent dans leur travail. 

Aujourd’hui, le travail est-il aliéné ?

D’après le texte de Robert Linhart sur le travail à la chaine, c’est du « travail »?

Texte de Marx
Aliénation : Processus qui rend étranger.

Il n’y a pas de réflexion donc ce n’est pas du travail d’après la définition. (Sakina)


C’est du travail, aliéné.

Paradoxe, le travail permet de se réaliser. Or le travail dans notre société ne le permet pas. L’Homme se retrouve dépossédé de lui-même et de son travail.

 

Clovis

>>> Si certaines de vos citations ont mal été reformulées, n’hésitez pas à réécrire ce que vous aviez dit pendant le cours dans l’espace commentaire.

 

 

Cours 16/01/09 20 janvier, 2009

Classé dans : Cours — ts1vh @ 18:57

Cours sur le déterminisme psychique, la psychanalyse et autre.

Le déterminisme psychique c’est l’idée que rien n’arrive a la conscience par hasard. Tout arrive selon ce schéma:

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ou a peu près .. je sais pas si j’ai très bien fait le schéma … [la résistance n'est pas bien à sa place... Note du prof]
La cure psychanalytique fonctionne par association d’idées. Les désirs refoulés reviennent ainsi à la conscience. De plus, un désir n’est jamais seul, il est toujours accompagné d’autres désirs.

Lecture de la 3ème leçon de Sigmund Freud: il y a plusieurs méthodes pour la cure psychanalytique:

-la libre association d’idée

-l’interprétation des rêves

-l’interprétation des erreurs et des lapsus

Le rêve est la voie royale pour connaitre l’inconscient. Le rêve est un désir travesti. Le rêve est difficile d’accès car on se rappelle difficilement d’un rêve, c’est la résistance qui nous pousse à oublier un rêve. Tous les rêves ont une symbolique sexuelle. Les rêves des enfants sont la satisfaction hallucinatoire des désirs. Si l’on prive un enfant de flambi au dessert, il en rêvera la nuit. Pour les adultes c’est pareil , ou presque (je crois qu’on ne rêve plus de flambi ). Tiens d’ailleurs je suis pas sur que ca s’ecrit comme ca flambi … Bon, le contenu manifeste du rêve est incompréhensible. C’est d’ailleurs normal car sinon le rêveur aurait accès à son inconscient. Le rêveur ne doit pas s’apercevoir des désirs cachés dans son rêve.

Le refoulement et la résistance sont en fait un mécanisme de protection qui fonctionne comme la fièvre. Celà nous permet de ne pas surchauffer. Cela protège l’intégrité mentale.

Fin de la 1ère heure .

En 2ème heure nous assistons a un documentaire fort instructif sur l’argent dette, le système monétaire etc… Plutôt intéressant car pour ma part j’ai compris certains trucs que je ne comprenait pas trop avant.

Ici une approche critique de ce documentaire.
Bah voila.

Raphael

 

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