TS1 – Philosophie – Lycée Victor Hugo Poitiers

Bienvenue sur le blog philosophie de la classe de TS1 du lycée Victor Hugo Poitiers

 
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Cours de philosophie du vendredi 26 septembre 27 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 11:30

par Victor :

Méthodologie de la dissertation :

     I-L’organisation du temps

-3 sujets au choix, 2 dissertations, 1 commentaire de texte. Ne traiter qu’un seul des trois sujets !

-4 heures

 

découpage en 2 fois 2 heures

   -10 minutes, voir les sujets

    1h20, trouver des idées

    30 minutes, construire le plan

     -1h50, rédaction

    10 minutes, relecture

 

 II-L’organisation du devoir

-introduction

-2 à 3 parties

-conclusion

 

     L’intro:

-amener le sujet

-poser la question du sujet

-énoncer le problème

 

     Partie I:

-thèse immédiate d’opinion (car, or, mais…)

      soutenue par des exemples, références, citations…

-critique de la thèse

-phrase de transition

 

     Partie II:

-thése philosophique (car…)

     exemples, citations…

suite idem a la partie I

 

     Partie III si troisième thèse

 

     Conclusion

-retour sur les grandes idées de chaque partie

-réponse à la question du sujet

 

2ème partie du cours, Question teste

    Autrui est-il une limite à ma liberté?

sondage : 3 non 31 oui

accroche possible : « ma liberté s’arrête là où commence celle des autres »

     si autrui n’est pas une limite à ma liberté, qu’est-ce qu’il est? Une condition a ma liberté

 

  I-Arguments : thèse d’opinion

-comportement en société par rapport à autrui, ne rien faire qui pourrait déranger les autres

-la liberté c’est de faire tout ce que l’on veux, définition formelle, vouloir ->désirer

-on est libre de faire ce que l’on veux mais sans que ça ne gène les autres, la liberté a une limite imposée par les autres

-libre de faire ses propres choix

-exemple de Clovis, seul sur une île il est libre mais prisonnier de sa liberté

- Rousseau :  » etre libre c’est etre seul »

-Sartre ;  » autrui me dépossède de ma liberté »

   Critique :

Ma liberté fini la ou commence celle des autres. Dans ce cas la, la liberté est réduite à la propriété privé?

Marx dans la question juive :  » la liberté des droits de l’Homme est réduite à la propriété privé »

Réduction de la liberté avec l’augmentation démographique, les gens veulent de plus en plus de libertés qui sont de moins en moins grandes au fur et a mesure d’autrui.

vouloir ≠ desirer    la volonté a toujours l’illusion de commander les désirs, l’exemple de la puce et de l’éléphant

 

   II-Arguments : philosophiques

sans autrui il n’y a pas de libertés, c’est lui qui définit notre libertés ses limites

  Lire Michel TOURNIE, Vendredi ou les limbes du pacifique

sans les autres on est rien et sans eux on est plus nous même

 

 
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Cours de philosophie du mercredi 24 septembre

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 11:29

Par Clovis :

Sophisme contre philosophie, comparé à la politique, la philosophie, c’est l’art du discours sans mensonge. On ne va pas tout de même pas « prendre des vessies pour des
lanternes » ! Alors comme le disait si bien Socrate: « Connaît toi, toi même. » On commence faire de la philosophie quand on comprend d’où vient le pouvoir.

Mais d’ailleurs d’où vient-il celui-là ?Et surtout à qui profite t-il ? Reprenons cette sublime image de la caverne de Platon : à quoi peut bien faire des références cette montée escarpée qui mène à la sortie de cette écluse ? On pourrait très bien l’assimiler aux mathématiques par exemple, car il faut un minimum de logique pour faire de la philosophie. Les illogiques restent au fond de la caverne, ignorant du monde extérieur, qui les entoure. Mais dans quelles logiques se placent les sophistes ?

Il existe plusieurs écoles d’apprentissage de la philosophie dans la Grèce Antique :

  • L’académie (gymnase d’Athènes avec des gens tout nu dedans) > École de Platon.
  • Le lycée > École d’Aristote.
  • Le Portique > École stoïcienne.
  • Le Jardin (= là où le bonheur c’est de ne point souffrir) > École d’Epicure.

A l’époque, les épicuriens étaient ceux qui aimaient bien profiter de la vie. Aujourd’hui, un épicurien est comparable à un hédoniste dont le principal bonheur est la jouissance. On appelle aussi stoïque, quelqu’un qui résiste à la douleur. Beaucoup de mots ont vu leur signification se modifier au cours du temps. Aristote et ses disciples s’appelaient « péripatéticien » (à ne pas confondre aujourd’hui avec les péripatéticiennes qui appartiennent au monde des proxénètes.) D’autres mots évolues grammaticalement ; tel que physis (physique) désignant le monde de la génération et de la corruption.

Prenons maintenant l’exemple de ceux qui réussissent l’ascension de la caverne. Que voient-ils ? Le soleil, bien sûr ! Divin et surnaturel (théologie) ou métaphysique : qui vient après la physique (nature). Descartes lui, est parti d’un tout 1er principe « Je pense, donc je suis. » pour élaborer une véritable conception de sa philosophie (à travers un arbre aux racines difformes.) C’est le savoir par excellence, qui s’oppose à la philosophie de Socrate « je sais que je ne sais rien ». Kant est plutôt du genre à « Penser par soi-même » (manière de vivre, état d’esprit). Et Pierre Hadot, philosophe actuel (même pas mort), allie sa manière de vivre à un discours « Je pense ce que je dis, je dis ce que je fais ». Mais dans quel état j’ère ? Le sophisme typique de dire : « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ».

Si maintenant nous faisons une brève parenthèse sur le sujet tant abordé par les philosophes : La mort. Platon croyait en la réincarnation : « Philosopher, c’est apprendre à mourir. » « L’âme liée à un cors est prisonnière ». « Le corps nous empêche d’accéder à la vérité . » Jeux de mots entre « Soma » (corps) et « Séma » ( tombeau.) Blaise Pascal à développé sa propre réflexion à ce sujet : « Je ne sais pas qui m’a mis au monde, je sais juste que je vais finir par y mourir. »

Et avant tout commencement du débat, une dernière partie du cours est abordée. Socrate a été condamné à mort et exécuté car il était accusé d’introduire de nouvelles divinités dans la citée et de corruption de la jeunesse. Voyons voir si la jeunesse est aussi bornée qu’on ne le croit…

-_- DEBAT -_-

Pourquoi les hommes qui aiment des femmes ont appelle ça des Dons Juan, Pourquoi les femmes qui aiment des hommes ont appelle ça des « Biiiip » ?

Introduction par M. CHAZERAINS :

« C’est la jalousie des femmes qui mène celles-ci à être mal vues.

Elles ont souvent le genre de réflexion du style : « Regarde-là, il n’y a que le train qui ne lui est pas passé dessus ! »

Il rajoute que la société était beaucoup plus permissive il y a 30 ans.

 

Ariane engage un domaine de prédilection :

« Pour moi, le voile est une preuve d’anti-liberté des femmes musulmanes. »

 

Réaction vive de Sakina :

« Il ne faut pas faire de la généralité s’il vous plaît ! »

 

Interposition de Jean :

« La restriction des femmes existe dans la plupart des religions extrémistes. La religion catholique pouvant être un exemple. »

 

Clémence posa donc la question :

« En ce qui concerne l’Islam, il faudrait déterminer si le port du voile est un choix des femmes ou le contraire une obligation pour elles. »

 

Pour Léa, c’est très simple :

« C’est carrément imposé par la société ! »

 

Mr. Chazerans rajoute alors une couche d’huile dans notre réflexion :

« Et si il existait une voile invisible, présent dans nos têtes ? » Le couple est un voilà pour la femme (et pour l’homme bien évidemment ».

 

Matthieu est perspicace :

« Les mariages heureux existent et il est tout à fait possible de vivre avec la même personne sans se sentir embrigadé. »

Une autre question vient alors à son esprit :

« Mais alors comment choisir la bonne personne ?… »

 

Revenons à nos moutons.

 

Sakina relance le débat :

« En France, porter le voile est un choix. »

 

Mais c’est alors que Marc lève le doigt :

 

« Pour moi, une femme voilée, est une femme soumise. Tout est question de culture. C’est encré dans les moeurs. En Orient, la provocation est formatée, et en occident, c’est la soumission.

 

Pour Simon, le problème est un leurre :

« Il est normal qu’il y est des différences entre les femmes et les gommes. Et il y en aura toujours. »

 

Aude se rappel alors d’un récent fait de la société qui l’avait marquée :

« Il y a pas longtemps, on à jugé une femme musulmane avant son mariage car elle n’avait plus sa virginité. »

 

Matthieu pense alors aux hommes envers les femmes :

« Si les femmes veulent être égales aux hommes, alors qu’elle n’attendent plus de nous une part de galanterie. »

 

On parle alors d’un équilibre rompu.

 

Mr. Chazerans conclut solennellement sur un fond de sonnerie du lycée :

« Hommes et femmes ont les mêmes droits mais ils ont des différences logiques et normales.

Au niveau des moeurs, la différence peut exister tant qu’il n’y a pas d’injustice. »

 

 

 
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Cours de philosophie du 19/09/09 26 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 12:29

Nous reprenons l’étude de la caverne de Platon : ..

La caverne de Platon nous montre une façon très particulière d’enseigner. Dans la méthode d’enseignement actuelle, l’enfant ou élève est considéré comme un récipient vide. Le but étant de le remplir. Pour cela on le gave comme une oie de savoir et de connaissances. Selon le prof : « c’est la méthode particulière de l’éducation nationale ». Cependant, il existe d’autres méthodes d’enseignement telles que celle représentée dans « La caverne » de Platon : Dans le mythe de la caverne, des hommes sont enchainés depuis leur enfance face à une paroi. Ils voient des ombres et pensent que c’est la réalité. Seulement, c’est une Illusion (1er stade du savoir).
Puis, on prend un de ces prisonniers et on le force à regarder derrière lui. Si on ramène cette métaphore à la philosophie : « On », c’est le philosophe. Ce prisonnier se libère de ses chaînes, tourne la tête, regarde derrière lui.
C’est le stade de la conversion : on change son regard de direction.
Là on arrive au stade de la connaissance. On s’éloigne de plus en plus du concret immédiat pour se rapprocher de l’abstrait.
Ce chemin de l’illusion vers le réel est un passage assez difficile, voir violent, on souffre.
C’est très dur, les prisonniers ne tourneraient pas la tête tout seul, il faut les aider. En effet, les gens préfèrent rester dans l’ignorance car elle leur est familière et habituelle plutôt que de voir des choses contraires à leurs préjugés.
C’est le chemin du faux vers le vrai.
La Philosophie, c’est adopter un discours rationnel et convaincre l’autre. Logos dérivé du grec λόγος, lógos qui a donné le langage, la raison, la parole et également le discours rationnel. Le discours rationnel s’oppose à l’opinion «doxa »en grec, qui signifie avoir des avis, des préjugés, des idées reçues. Ici on parle de mythe, or ce mot vient de « Mythos » en grec : l’histoire qu’on raconte.
« La caverne » de Platon est donc une histoire, c’est de là que part la philosophie. Il n’y a aucune raison de se mettre à philosopher spontanément (il n’y a aucune raison pour que le prisonnier se retourne spontanément). On ne peut pas convaincre quelqu’un de commencer à faire de la philosophie. Pour les grecs, les maîtres étaient des modèles. Ils pensaient d’une certaine façon, ils agissaient d’une certaine façon… ce qui permettait aux élèves de commencer à philosopher en s’inspirant de leurs faits et gestes.
Ceci est une conversion. Conversion qu’on retrouve avec le philosophe Antisthène qui, après avoir rencontré Socrate, invita ses disciples à aller a l’école de Socrate. Il avait lui-même trouvé son maître, ce qui lui permit de devenir un vrai philosophe. Cela renvoie à une autre façon de voir l’enseignement. Dans l’éducation nationale, il y a de multiples façons de procéder.
Par exemple, contrairement a nous, qui « accumulons », généralement. Il y a des méthodes qui se fondent sur l’autonomie de celui qui apprend.C’est le cas de la méthode Freinet. Ou de celle a été proposée en 1981 par Gabriel Cohn Bendit (un anarchiste) avec le lycée expérimental de St Nazaire, après l’arrivée de Mitterrand au pouvoir. Pour expliquer le fonctionnement de cette méthode nous avons pris l’exemple du lycée de l’île d’Oléron. C’est un établissement autogéré dont le fonctionnement est établi par tout le monde grâce à des conseils qui se tiennent fréquemment. Il n’y a pas de chef d’établissement dans ce lycée c’est donc l’ensemble de la communauté qui gère le lycée. Ceci se fonde sur des pédagogies alternatives, autogestionnaires et nous nous sommes rendu compte à force de débats que ce système devait rendre les gens beaucoup plus autonomes et sûrs d’eux-mêmes. Pourtant la question se pose : qu’arriverait-il si nous installions un système similaire dans notre lycée.
La réponse ne se fait pas attendre : ça ne marcherait pas.
Tout d’abord parce que nous, élèves, nous n’avons pas été habitués à un enseignement tel que celui-là et que les profs n’apprécient pas trop qu’un élève explique à un de ses camarades le cours à sa place.
Pourtant le lycée est-il fait pour aider les profs ou les élèves ? Est-ce du bonheur des profs que l’on se soucie ou du bonheur de leurs élèves ?
À ceci, notre prof répond « Il est certain que s’il n’y avait pas d’élèves, l’éducation nationale se porterait bien mieux » ! Facile à dire, mais pas facile à faire !
Pour finir une dernière question nous vient : Ne serais-ce pas plus facile d’apprendre à chaque élève ce qui est bon pour lui et ce qui ne l’est pas ? Par exemple à Victor-Hugo, on part du principe que travailler régulièrement c’est le mieux.
Cependant, pourquoi ne pas laisser l’élève gérer en fonction de ses capacités, son rythme ou simplement de ce qu’il veut?
..

Nous consacrons la 2eme heure de cours à la question : « Peut-on rire de tout ? » ..

……

Nous voilà donc partis sur un sujet plus périlleux qu’il en a l’air : « Peut-on rire de tout ? » telle est la question. En parlant de « rire » la première chose qui nous vient à l’esprit est la blague. Peut-on faire des blagues sur tout sujet, et en rire sans choquer ?
On en vient alors à parler des histoires les « moins drôles » qui provoquent parfois des poursuites judiciaires.
L’exemple pris est celui des blagues antisémites. Ce fut le cas de Dieudonné jugé il y a peu pour un sketch reprenant ce sujet et qui a été jugé d’injurieux. Alors que d’autres humoristes font également des blagues de ce type, et ne sont pas traduits en justice.
Le sujet de la liberté d’expression est alors abordé.
Mettre des limites à des sujets de blagues, revient à mettre des limites à la façon de penser et de s’exprimer de l’humoriste, ce qui atteint la liberté d’expression ce celui-ci.
De plus, Nous sommes tous d’accord pour dire que le contexte joue un grand rôle, par exemple, ici pour Dieudonné il était justement entrain de se rapprocher du FN, par conséquent, « sa blague » n’a pas été prise comme telle.
D’autant qu’une blague c’est souvent ce qu’on pense, parfois il y a une limite infime entre la blague et ce qu’on pense vraiment. L’opinion publique est très importante.
Par exemple: le traumatisme dû a la seconde guerre mondiale donne un mauvais goût aux blagues faites sur les juifs…
Mais du coup, cela maintient les juifs dans une certaine catégorie.
Autre exemple : le « Jamel comedy Club » ne cesse de faire des blagues plus ou moins raciste mais comme ils sont « noirs » ou qu’ils critiquent généralement des gens ayant la même origine qu’eux, ça passe. Ce qui revient à dire que telle ou telle personne ne peut pas faite telle ou telle blague. - Certains trouvent que le rire permet de dissimuler une certaine gène.- L’humoriste, en touchant à ces sujets sensibles voir tabous tente à sa façon de montrer comment il voit le monde et les problèmes de la société. - A cette question l’humoriste français Pierre Desproges répondait, de façon presque définitive : « On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui. » Cependant, l’humoriste par exemple ne connaît pas son public…Par contre « On peut rire de toute blague, mais pas de tout sujet » voilà un point sur lequel tout le monde est d’accord.
Par exemple: Lorsque Benoît XIV dit qu’il est contre l’avortement ça ne fait pas rire beaucoup de gens…

…..
Pour finir voici un petit mémo des « citations » faites lors de ce cours par les élèves : comme vous allez le constater, nous pourrons bientôt afficher un panneau devant l’entrée de notre classe avec marqué « élèves de TS1 : Philosophe » !
…..

► « Je propose que tout le monde rigole, c’est sympa de rigoler »
► « C’est pas du mépris, mais je pense qu’il vaut mieux en rire »
► « C’est une liberté de rire »
► « S’il y a une limite, il n’y a plus de liberté »
► « Juger c’est arbitraire »
► « Les blagues permettent de maintenir la mémoire » ..

Allez, un petit quiz pour la route : qui a dit ces phrases ?! ..

Marine et Marie-Laure

….

 

 

 
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Cours de philosophie du mercredi 17 septembre 24 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 11:28

Par William et Quentin

 

Les grands points abordés dans la première partie du cours:

On a vu que les prisonniers de la Caverne de Platon étaient dans l’ignorance. Les chaînes représentent l’éducation qu’ils ont reçu. Ils sont dans l’illusion, ils prennent l’ombre de l’objet pour un objet. « Ils ignorent qu’ils ignorent. » On ne peux pas rectifier l’illusion, c’est en utilisant un autre sens qu’on peut la rectifier (ex: du bâton qui nous semble cassé lorsqu’il est dans l’eau.) On peut rectifier une illusion intellectuelle si on se rapproche de la réalité.

La deuxième heure:  débat.

Les questions proposées: –  » L’homme sélectionne t’il son histoire? « 

-  » Phénomène de mode, le mimétisme me semble inévitable!  » (sujet selectionné)

-  » Faut-il préférer bonheur ou vérité? « 

-  » Le bonheur nécessite-il la satisfaction des désires? « 

-  » Le but de vie est-il le bonheur? « 

 L’Homme reproduit ce qu’il voit. Le mimétisme s’explique par une envie de « se fondre dans la masse »,  de se rattacher à un groupe.

 

 
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Cours du 12 septembre 2008 23 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 20:29

Nous commençons le cours sur des définitions en rapport avec la Caverne de Platon :

Les sophistes sont les montreurs de marionnettes dans la Caverne, les illusionnistes ; puis une mise en parallèle avec notre société les montreurs de marionnettes seraient les journalistes, les politologues, ceux qui nous dise sur quel ton chanter (les menteurs selon moi !!!). Sophistes veut dire littéralement ceux qui savent de Sophia la sagesse et Philosophes ceux qui veulent savoir plus précisément ceux qui ont le désir de la sagesse qui sont attirés par la sagesse.

Puis à ce moment du cours un léger détour par le rapport maitre-disciple (à la grecque s’il vous plait !!). Le maître donne son savoir, le disciple donne son corps. Les hommes estimaient que le rapport avec la femme était uniquement reproductif alors que le rapport avec son disciple (masculin) faisait part entière de l’initiation à la philosophie. Dans le Banquet de Platon, Pausanias dit qu’il existe deux Amours : « L’Amour Vulgaire » avec une femme et « L’Amour Céleste » pour celui avec un homme.

Après nous entrons dans une phase du cours dont je ferais le compte-rendu fidèle puis ensuite mes commentaires :

M. Chazerans : Les femmes ne sont pas capables d’amitié, ni de philosophie.

Ariane, Sakina, et beaucoup d’autres: [AIR PERPLEXE]

M. Chazerans, continuant : Oui, les femmes sont douées pour les études (expliquant :) minimum d’espace, minimum de partenaires, maximum de règles.

Je ne peux continuer ce compte-rendu sans faire de commentaire (je sais, je n’ai pas pu me retenir !!) le problème, je dirais même la faille, dans le raisonnement de M. Chazerans c’est que l’argumentation de la thèse exprimée n’est pas très fiable !!(sans rancune Monsieur ??!) Ensuite arrive une suite de thèses les voici :

- Les femmes ne sont pas capables d’amitié avec des hommes

- Les femmes sont formatées à la vie en couple

Et pas mal d’autres que je n’ai pas eu le cœur de les noter

Monsieur si vous continuez on va finir pas croire que la misogynie vous guette !!!

Dessin de la Caverne de Platon

Lien : 

- A propos de L’allégorie de la caverne de Platon ou de l’éthique de la démonstration


Texte :
La caverne de Platon (
République, livre VII)

 

« - Maintenant, repris-je, représente-toi notre nature, selon qu’elle est ou qu’elle n’est pas éclairée par l’éducation, d’après le tableau que voici. Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine en forme de caverne, dont l’entrée, ouverte à la lumière, s’étend sur toute la longueur de la façade ; ils sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou pris dans des chaînes, en sorte qu’ils ne peuvent pas bouger de place, ni voir ailleurs que devant eux ; car les liens les empêchent de tourner la tête ; la lumière d’un feu allumé au loin sur une hauteur brille derrière eux ; entre le feu et les prisonniers, il y a une route élevée ; le long de cette route, figure-toi un petit mur pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent entre eux et le public et au dessus desquelles ils font voir leurs prestiges.

- Je vois cela dit-il.

- Figure-toi maintenant, le long de ce petit mur, des hommes portant des ustensiles de toute sorte qui dépassent la hauteur du mur, et des statuettes d’hommes et d’animaux, en pierre, en bois, de toutes sortes de formes ; et naturellement, parmi ces porteurs qui défilent, les uns parlent, les autres ne disent rien.

- Voilà, dit-il, un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

- Ils nous ressemblent, répondis-je. Et d’abord, penses-tu que, dans cette situation, ils aient vu d’eux-mêmes et de leurs voisins autre chose que les ombres projetées par le feu sur la partie de la caverne qui leur fait face ?

- Peut-il en être autrement, dit-il, s’ils sont contraints toute leur vie de rester la tête immobile ?

- Et des objets qui défilent, n’en est-il pas de même ?

- Sans contredit.

- Dès lors, s’ils pouvaient s’entretenir entre eux, ne penses-tu pas qu’ils croiraient nommer les objets réels eux-mêmes, en nommant les ombres qu’ils verraient ?

- Nécessairement.

- Et s’il y avait aussi un écho qui renvoyât les sons du fond de la prison, toutes les fois qu’un des passants viendrait à parler, crois-tu qu’ils ne prendraient pas les voix pour celle de l’ombre qui défilerait ?

- Si, par Zeus, dit-il.

- Il est indubitable, repris-je, qu’aux yeux de ces gens-là, la réalité ne saurait être autre chose que les ombres des objets confectionnés.

- C’est de toute nécessité, dit-il.

- Examine maintenant comment ils réagiraient, si on les délivrait de leurs chaînes et qu’on les guérît de leur ignorance, et si les choses se passaient naturellement comme il suit. Qu’on détache un de ces prisonniers, qu’on le force à se dresser soudain, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière, tous ces mouvements le feront souffrir, et l’éblouissement, l’empêchera de regarder les objets dont il voyait les ombres tout à l’heure. Je te demande, ce qu’il pourra répondre, si on lui dit que, tout à l’heure, il ne voyait que des riens sans consistance, mais que maintenant, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voyait plus juste ; si, enfin, lui faisant voir chacun des objets qui défilent devant lui, on l’oblige, à force de questions, à dire ce que c’est ? Ne crois-tu pas qu’il sera embarrassé et que les objets qu’il voyait tout à l’heure lui paraîtront plus véritables que ceux qu’on lui montre à présent ?

- Beaucoup plus véritables, dit-il.

- Et si on le forçait à regarder la lumière même, ne crois-tu pas que les yeux lui feraient mal et qu’il se déroberait et retournerait aux choses qu’il peut regarder, et qu’il les croirait réellement plus distinctes que celles qu’on lui montre ?

- Je le crois, fit-il.

- Et si, repris-je, on le tirait de là par force, qu’on lui fît gravir la montée rude et escarpée, et qu’on ne le lâchât pas avant de l’avoir traîné dehors à la lumière du soleil, ne penses-tu pas qu’il souffrirait et se révolterait d’être ainsi traîné, et qu’une fois arrivé à la lumière, il aurait les yeux éblouis de son éclat, et ne pourrait voir aucun des objets que nous appelons à présent véritables ?

- Il ne le pourrait pas, dit-il, du moins tout d’abord.

- Il devrait en effet, repris-je, s’y habituer, s’il voulait voir le monde supérieur. Tout d’abord, ce qu’il regarderait le plus facilement, ce sont les ombres, puis les images des hommes et autres objets reflétés dans les eaux, puis les objets eux-mêmes ; puis élevant ses regards vers la lumière des astres et de la lune, il contemplerait pendant la nuit les constellations et le firmament lui-même plus facilement qu’il ne le ferait pendant le jour, le soleil et l’éclat du soleil.

- Sans doute.

- A la fin, je pense, se serait le soleil, non dans les eaux, ni ses images reflétées sur quelque autre point, mais le soleil lui-même dans son propre séjour qu’il pourrait regarder et contempler tel qu’il est.

- Nécessairement, dit-il.

Après cela, il en viendrait à conclure au sujet du soleil, que c’est lui qui produit les saisons et les années, qu’il gouverne tout dans le monde visible, et qu’il est en quelque manière la cause de toutes ces choses que lui et ses compagnons voyaient dans la caverne.

- Il est évident, dit-il, que c’est là qu’il en viendrait après ces diverses expériences.

- Si ensuite il venait à penser à sa première demeure, à la science qu’on y possède, et aux compagnons de sa captivité, ne crois-tu pas qu’il se féliciterait du changement et qu’il les prendrait en pitié ?

- Certes si.

- Quant aux honneurs et aux louanges qu’ils pouvaient alors se donner les uns aux autres, et aux récompenses accordées à celui qui discernait de l’œil le plus pénétrant les objets qui passaient, qui se rappelait le plus exactement ceux qui passaient régulièrement les premiers ou les derniers ou ensemble, et qui, par là, était le plus habile à deviner celui qui allait arriver, penses-tu que notre homme en aurait envie, et qu’il jalouserait ceux qui seraient parmi ces prisonniers en possession des honneurs et de la puissance ? Ne penserait-il pas comme Achille dans Homère, et ne préférerait-il pas cent fois n’être qu’un valet de charrue au service d’un pauvre laboureur et supporter tous les maux possibles, plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et de vivre comme il vivait ?

- Je suis de ton avis, dit-il : il préférerait tout souffrir plutôt que de revivre cette vie-là.

- Imagine encore ceci, repris-je ; si notre homme redescendait et reprenait son ancienne place, n’aurait-il pas les yeux offusqués par les ténèbres, en venant brusquement du plein soleil ?

- Assurément si, dit-il.

- Et s’il lui fallait de nouveau juger de ces ombres et concourir avec les prisonniers qui n’ont jamais quitté leurs chaînes, pendant que sa vue est encore confuse et avant que ses yeux ne se soient remis et accoutumés à l’obscurité, ce qui demanderait un temps assez long, ne prêterait-il pas à rire et ne diraient-ils pas de lui que, pour être monté là-haut, il en est revenu les yeux gâtés, que ce n’est même pas la peine de tenter l’ascension ; et, si quelqu’un essayait de les délier et de les conduire en haut, et qu’il puissent le tenir en leurs mains et le tuer, ne le tueraient-ils pas ?

- Ils le tueraient certainement, dit-il.

 

Sakina (scénario) et Léa (montage)

 

 
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Cours de philo du 10/09/08 10 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 17:48

Une première question pour démarrer le cours : « Quelle image a t-on des philosophes dans la société ? ». Question à laquelle nous avons répondu qu’un philosophe était quelqu’un à part, dans son monde, une sorte de doux rêveur voire même de poète. Être philosophe n’est pas vraiment un métier, tout le monde peut se dire philosophe sans l’être pour autant. Ce qui nous amène à parler des commérages poitevins : une rumeur a circulé disant qu’un SDF de Poitiers s’était retrouvé à la rue après ses études en philosophie (ce SDF serait donc notre Diogène des temps modernes ?).

 

Par la suite, nous avons noté qu’il n’y avait pas, ou trop peu, de femmes philosophes (Simone de Beauvoir ou encore Hanna Arendt la seule femme au programme de philosophie !). En ce qui concerne les femmes et la philosophie le professeur nous a donné une citation (misogyne ou…misogyne selon l’interprétation) du Banquet de Platon : « Les hommes qui sont féconds par le corps se tournent vers les femmes et font de beaux enfants. Ceux qui sont féconds par l’âme se tournent vers les hommes et font de beaux discours. »

Nous avons ensuite parlé des philosophes actuels comme, par exemple, Michel Onfray (auteur de l’Anti manuel de philosophie et fondateur de l’université populaire de Caen).

Le professeur nous a ensuite affirmé que pour devenir philosophe il fallait philosopher et non pas seulement lire et être spectateur (point sur lequel tout le monde n’était pas du même avis). Afin d’essayer de répondre à cette question nous avons parlé de Kant et de son disciple, Hegel. En effet, Kant pense qu’on n’apprend pas une ou la philosophie mais qu’on apprend à philosopher, à penser par soi-même. Hegel, lui, affirme que la philosophie est une science qu’on apprend comme n’importe quelle autre science.

Nous conclurons cette première heure de cours avec une citation de Socrate :

« Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. »

La seconde partie du cours à été consacrée à l’étude de La caverne de Platon, je pense qu’une synthèse est inutile puisque j’ai vu tout le monde recopier le superbe dessin de M. Chazerans et prendre des notes. On finira donc avec l’étymologie du mot « philosophie » du grec « PHILO-SOPHIA » qui signifie « désirer devenir sage« .

 

Ariane

(Alice : tu peux ajouter des choses ou modifier ce que j’ai écrit comme c’est difficile de l’écrire ensemble autrement)

 

 
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Premier cours de philosophie (5 septembre 2008) 9 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 19:55

Premier cours de philo, une question se pose : Qu’attendons nous du cours de philo ? On peut observer différentes attentes , acquérir une culture philosophique, s’initier à l’art de la rhétorique ou encore s’interroger sur de nouveaux sujets de réflexion. Nous envisageons ce cours plus sous forme de discussion argumentée accompagné d’un cours car certaines personnes ne participeraient pas s’il s’agissait seulement d’un débat.

Sur ce, nous débouchons sur d’autres questions : Quel est le rôle de l’éducation dans la réflexion ? la réflexion dépend t-elle de notre éducation ? Une éducation plutôt stricte ou laxiste ( permissive semble pour certain être un mot plus adapté) rend elle plus apte à la réflexion ou au contraire  » ferme » t-elle des horizons ? Nous nous rendons compte que toutes ces questions amènent à des réponses et des opinions très différentes et qu’il est impossible de généraliser. En effet, une éducation qui peut paraître stricte pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre , tout dépend du contexte dans lequel on se place .Le milieu social ( du cadre) et l’environnement dans lequel on vit interviennent également dans l’éducation et la réflexion de chacun . Finalement , on peut dire que l’éducation quelle qu’elle soit amène à la réflexion, en effet nous avons tous été éduqué d’une façon ou d’une autre et nous voilà en train d’exercer notre réflexion là dessus. Quel doit être le rôle des parents dans son établissement ? Sont-ils responsables de nos mauvais choix , de nos actes ? Une éducation trop « stricte » n’amène t-elle pas plus à « compenser » et à un peu plus se lâcher? Ne faudrait-il pas comme dans Le Banquet de Platon , apprendre à vivre dans l’excès et dans la privation ? Viens alors la question de l’autonomie , en effet il ne faut pas oublier que nous jouons aussi un rôle fondamental dans notre propre éducation.

Enfin , que serait un cours de philo pour Sakina ( et d’autres ) sans une critique de la société? Où faut-il placer les limites ? Pourquoi la cigarette ou l’alcool ne sont pas totalement interdit ? La réponse est évidente pour certains :  » car la société capitaliste ne le veut pas, elle ferait moins de profit »

Finalement , le prof pour finir , place un peu d’humour ( quoi que nous ne sommes pas sur que ça en soit) : Pourquoi ne pas apprendre aux gens à conduire ivres ? Tout le monde rigole … Enfin bien réfléchi c’est pas si bête …

Elsa et Marie

 

 
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Cours du 03/09/08 7 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 14:49

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Bienvenue sur le blog philosophie de la classe de TS1 du lycée Victor Hugo Poitiers 6 septembre, 2008

Classé dans : Non classé — ts1vh @ 13:43

Ce blog devrait permettre d’assurer le suivi de vos cours de philosophie et d’échanger sur les différents points abordés. Les élèves qui sont chargés du compte rendu de chaque cours devront le mettre en ligne avant le cours suivant. Vous pouvez aussi intervenir si vous le souhaitez sous forme d’articles et de commentaires.

Jean-François Chazerans

 

 
 

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